La stratégie océan bleu

Créer des océans bleus, à l’abri de la guerre économique ?

Jean-Pierre Leac

J'ai travaillé pour des programmes de soutien à l'innovation et à la croissance des entreprises ces dernières années. Diplômé d'une école d'ingénieur, j'ai été chef de projet dans l'industrie automobile puis j'ai créé ma propre société de conseil. J'ai ensuite pris la direction du service d'appui aux entreprises, des politiques de transfert de technologie et des projets de coopération transfrontalière au sein de l'Agence Régionale d'Innovation. Je suis également responsable de plusieurs fonds favorisant les projets d'innovation et la création de start-up.

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8 réponses

  1. Le livre Stratégie océan bleu n’est pas exempt de défauts. Je n’en connais pas qui le soit dans le domaine du management. On peut reprocher aux auteurs leur méthode d’analyse a posteriori comme le fait Philip Rosenzweig. Je peux le suivre sur ce terrain car en tant que scientifique j’attends d’un modèle qu’il ait des qualités prédictives indéniables permettant sa remise en question et donc son amélioration.
    Par contre je ne le suis pas pour reprocher aux auteurs de tomber dans le biais cognitif du survivant puisque le livre analyse plusieurs exemples où l’application de la stratégie échoue et envisage les pistes expliquant l’échec (p.ex. la Nano de Tatamobile).
    À mon sens, le grand avantage de ce livre est d’offrir 4 outils simples, pratiques et pertinents pour remettre en question des pratiques entrepreneuriales confinant souvent à l’atavisme, qu’elles appartiennent à tout un secteur économique ou à une entité propre. Et donc de faciliter à la fois la différenciation et l’innovation.
    Merci à À.T. pour le lien extrêmement intéressant.

    • Je n’aurais pas mieux dit, merci de ce commentaire. Et je te rejoins sur le « biais cognitif du survivant », le livre est plus « honnête » que ceux qui l’utilisent ou s’en inspirent souvent 🙂
      La fin de mon article, à la relecture, est un peu exagérée …

  2. A.T. dit :

    L’approche « océan bleu » est très stimulante mais pose un problème méthodologique. Comme l’a montré Philip ROSENZWEIG dans une conférence donnée à l’école de Paris du Management, chapitre après chapitre, Kim et Mauborgne citent des exemples d’entreprises qui ont trouvé des océans bleus et qui ont très bien réussi. Le problème, c’est que d’autres entreprises ont également appliqué cette méthode et ont échoué. Par exemple, des producteurs de vin en Bourgogne ont tenté sans succès de reproduire la stratégie de l’australien Yello tail largement présentée dans l’ouvrage de Kim et Mauborgne. Pour étudier objectivement l’intérêt de la stratégie océan bleu, il faudrait partir d’un échantillon rassemblant toutes les entreprises qui se sont engagées dans cette stratégie, et analyser combien ont réussi, combien ont survécu et combien sont mortes.
    lien vers la synthèse de la conférence : http://ecole.org/fr/seances/SEM462
    Un autre problème, essentiel en stratégie, est celui de la durabilité de l’avantage concurrentiel. Pendant combien de temps la firme va profiter de son océan bleu? Le cas de la Wii correspond bien à une stratégie de type océan bleu. Mais on a pu constater par la suite que les concurrents ont réagi très vite et la tentative suivante de Nintendo de se démarquer (avec la Wii U) est un gros échec.

  3. bhimasena dit :

    la représentation « canvas stratégique » est souvent trompeuse car il suffit d’inverser des colonnes pour avoir des courbes qui ne ressemblent plus à rien…

    • Je comprends ce que vous dites, c’est vrai que la présentation du canevas stratégique doit être pensée pour faciliter la lecture. Elle n’est pas forcément trompeuse mais permet surtout, en un coup d’œil, de mettre en avant les caractéristiques de différenciation de son offre.

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